lundi 16 novembre 2009

La « Belle histoire » de La Ferté…

Texte de Jean-Claude Killy

Attention, ne vous trompez pas. Ne faites pas comme les touristes hollandais un peu distraits, qui l’an dernier voulaient venir à notre 6è vente et se sont d’abord retrouvés sur l’aérodrome de La Ferté-Allais, un jour où il n’y avait pas de meeting, avant de finir leur journée à La Ferté Gaucher . Nous, avec Nicolas Bardin et son équipe, nous les attendions dans la sublime salle des mariages de La Ferté sous Jouarre et eux nous cherchaient là-bas. Allais, Gaucher, et sous Jouarre, ce n’est pas pareil, et pourtant tous les ans depuis 2003 que cette vente caritative de sport existe, nous avons toujours quelqu’un qui se trompe, et qui se perd, et qui nous dit « désolé ». Cette année, encore plus que par le passé, nous avons besoin de vous, de vous tous pour réussir la passe de 7. Ce chiffre porte chance, paraît-il. Si vous êtes avec nous, si vous êtes là, dans cette salle que nous prêtes si gentiment Madame Marie Richard, ce sera vrai, sinon, sinon on aura encore plus de mal à aller vers ces 150 000 Euros pour les chercheurs de l’Institut Curie, dont nous rêvons déjà depuis quelque temps. Donc regardez bien le plan. Le dimanche 6 décembre, nous vous attendons, aux confins de la Brie et de la Champagne, à l’endroit où le petit Morin grossit la Marne. Un site magique, qui après avoir été la capitale de la meule et de la pierre meulière, est en train de devenir célèbre pour son festival des « belles histoires ». C’était il y a quelques semaines, et notre petite aventure le prolonge un peu ce festival si important. Oui, la belle histoire initiée en 2003 lors du passage du Tour de France continue. Les compagnons de la Jonquille sont là une fois par an, et un peu plus pour les préparatifs, pour collecter les dons, faire le catalogue, le mettre sur le net, et transporter tous les éléments de l’étude à la salle d’exposition, puis à la salle des mariages, où tout à l’heure le marteau de Nicolas scellera, je l’espère une nouvelle belle histoire. Oui, on continue, ce sera la septième, et on espère que les chats, qui ont parait-il sept vies, nous porterons chance et chaleur. D’ailleurs, un premier bon signe nous est venu de la mer. En effet, Michel Desjoyeaux lui-même, le grand navigateur, le champion du Vendée Globe Challenge, a bien trouvé La Ferté. Il ne s’est pas trompé. La preuve, la pièce vedette de cette 7è vente sera la combinaison utilisée lors de sa dernière victoire. Une pièce historique, que vous retrouvez à la Une de ce catalogue, avec le vrai casque de compétition de mon ami Jean-Pierre Beltoise, que je ne vous ferai l’affront de vous présenter.

Comme toujours, rassembler ces 170 lots n’a pas été facile, et mes remerciements vont donc une nouvelle fois à nos piliers, le Comité International Olympique du président Rogge, et Xavier Louy, Claude Louis, Francis Lafargue, et Pierre Charles, qui sont l’honneur du cyclisme. Cette année, le cyclisme sera particulièrement à l’honneur puisque les éditions Cristel de St Malo et leur animateur, l’excellent Christophe Penot, nous offrent deux des œuvres d’art numérotées, dont ils dotent chaque année le prestigieux prix Jacques Goddet, la première est signée de Moretti, la seconde de Pignon Ernest-Pignon. Deux merveilles tirées à tout petit nombre. Cette phalange cycliste a reçu le précieux renfort de camarades d’Amaury Sports Organisation, et de « L’Equipe », je veux parler de Fabrice Balédent, Cédric Marsault, Michel Girard, et bien entendu de Fabrice Jouhaud, patron des rédactions. Du cyclisme encore, Denis Queuille, l’immense Jacques Marchand, Pascal Sergent et Jean-Paul Mazot nous ont aussi tendu la main. Comme de leur côté, les experts Jean-Marc Leynet, Jean-Pierre Sarge, Nicolas Jeanneau, Michel Merejkowsky et Gaston-François Bergeret continuaient de pousser joyeusement quelques beaux lots dans notre direction, petit à petit, le gâteau a pris tournure, une nouvelle fois. Miraculeusement. L’ami Francis Gonzalez, l’impeccable organisateur à Bordeaux de « Sportmania », le salon annuel des collectionneurs sportifs, y a également été de son tonnelet de bon vin. Enfin, nous avons eu la chance de bénéficier d’un sacré coup de main de cordons bleus aussi généreux que Mesdames Monique Berlioux, Jean-Louis Meuret, Danielle Coussot et Odette Billaud. Sans elles, la pâte serait déjà retombée. Merci aussi à Serge qui veille au grain, avec la passion qui vous anime tous. Merci enfin à Nicolas Bardin, et à sa dream team pleine de panache et de sourire. Merci à Madame Marie Richard, maire de cette ville unique, à ne pas confondre avec…, Mais vous savez. Bonne route, belle journée, et ayez le sourire avec les joyeux dessins de presse originaux du caricaturiste Bill.

dimanche 15 novembre 2009

La vente 2009 aura lieu le dimanche 6 décembre à 14h30

La visite sera ouverte dès 10h le matin même.
Nous vous attendons nombreux pour faire de cette édition une réussite au profit de Curie.

N'hésitez pas à consulter :

- le catalogue de la vente
- l'album photo de la vente

lundi 10 novembre 2008

La vente est terminée

La vente 2008 s'est déroulée hier.
Merci à tous les particicpants, le résultat est de 24.000€ environ.

C'est donc un chèque de cet intégral montant que nous pourrons, grace à vous tous, donner à l'Institut Curie.

A l'année prochaine

mercredi 22 octobre 2008

Lot 117 - Programme du premier Grand Prix de l’ACF, Le Mans, 1906

Même s’il y a déjà eu un Tour de France automobile, et la Coupe Gordon-Bennett, la compétition automobile débute véritablement au Mans en 1906, avec ce programme. Une pièce introuvable, et en parfait état, complète du plan et des réclames, et pas seulement de Mercédès. Cette petite merveille touchante et essentielle à la fois contient mille précisions et d’étonnantes photos sur les intervenants du premier grand Grand Prix de l’histoire de la compétition automobile. C’est tellement complet, qu’au fil des pages, on s’attend presque à trouver les lunettes avec lesquelles Szicz put repartir le deuxième jour malgré ses yeux brulés. Car cette première historique fut disputée sur deux jours (618 km) et donc gagnée par le pilote hongrois Ferenc Szisz au volant d’une Renault (650 kg) chaussée de pneumatiques Michelin changés de multiples fois. Le vainqueur témoignait quelques années plus tard : « chaque tour faisait 103 km, seul moi et mon mécano pouvions toucher à la voiture. Le deuxième jour, après une panne au départ, nous avons changé le train de pneus, deux roues de rechange, redressé le support de pneus, mis 150 litres d’essence et 28 litres d’huile en 11 minutes…Et on gonflait à la main. Après un tour couvert en 49 minutes, on arrête à nouveau pour changer de pneus… La course me rapporta 200 000 francs-or. » En 1903, Maurice Garin, vainqueur du premier Tour de France cycliste, eut exactement dix fois moins….
Merci Monsieur Geoffroy de Beauffort.

Lot 214 - Maillot Jaune d’Eddy Merckx, Tour de France 1974


En sept participations au Tour de France (1969-1977), « Le Cannibale » triomphe cinq fois (1969, 70, 71, 72, 74), termine une fois deuxième (75) et sixième pour sa dernière apparition en 1977. Plus grand champion cycliste de tous les temps, le Belge forge une bonne partie de son immense réputation sur les routes du Tour, où non content de triompher à sa première participation, de collectionner tous les maillots, il enlève aussi 35 étapes (record) et porte 111 fois le Maillot Jaune !!! Un record absolu qu’évoque avec bonheur ce Maillot Jaune du Tour 1975 frappé des initiales de Henri Desgrange et des broderies Miko. Attention, il est certifié, svp, par le champion. 111 Maillots Jaunes, c’est presqu’autant que Miguel Indurain (60) et Jacques Anquetil (52) réunis. Donc un Maillot synonyme de panache, et c’est peu dire…
Merci Xavier Louy.

Lot 53 - L’affiche d’Edouard Elzingre : XXè anniversaire du rétablissement des Jeux Olympiques (1894-1914)

Grand peintre, illustrateur et affichiste suisse, Edouard Elzingre (1880-1966), qui excellait dans les nus, comme dans les paysages, et qui illustra Pourrat comme les Fratellini, aimait le sport, qu’il pratiqua en particulier comme alpiniste ou mieux escaladeur. Moyennant quoi, ses affiches sportives ont une force supplémentaire que l’on trouve dans ses skieurs, dans ses jockeys ou cavaliers, dans ses pilotes d’auto ou de moto, mais aussi et surtout dans ce cavalier vainqueur. Une œuvre très symbolique avec laquelle, il célèbre en 1914, les racines antiques des Jeux Olympiques modernes grâce à ce vainqueur couronné et portant la victoire ailée. Une œuvre, qui aurait d’ailleurs inspiré le sculpteur Abel Lafleur (1875-1953), quand il exécuta le trophée distinguant le vainqueur des premières Coupes du Monde de football…En 1914, cela faisait déjà 20 ans, que de Coubertin avait ressuscité les Jeux antiques au prix d’une passion folle, et d’une ferveur insensée, qui lui avait permis de surmonter à peu près seul mille obstacles, lâchetés, ou jalousies. Cette affiche est aussi un hommage au baron.
Merci Jacques Rogge

Lot 55 - Peinture de R. TURQUIN représentant Charles Rigoulot (120 par 80 cm, 1952)


En 1952, il y a déjà 28 ans, que Charles Rigoulot a été proclamé, champion olympique des mi-lourds en haltérophilie lors des Jeux Olympiques de Paris de 1924, et pourtant son prestige demeure. Il faut dire qu’il avait alors 21 ans, et qu’il avait réussi un total de 502,5 kg (aux 5 mouvements !!). Cette étonnante et ambitieuse peinture nous le rappelle avec bonheur. On y découvre « l’homme le plus fort du monde » toujours souriant, toujours en tenue d’haltérophile ou de catcheur, car ensuite, il excella aussi sur les rings. Bien construite, cette œuvre s’appuie sur la carte de France, à l’arrière plan, et sur les anneaux olympiques. Charlot, c’était en effet la France, celle des anneaux folles, où il excella aussi en automobile, et au music-hall après avoir battu la bagatelle de 111 records du monde. Il était tellement connu et populaire, que dans le même temps, il pouvait s’offrir le luxe de faire une campagne pour un apéritif, et contre l’alcool. Avant d’être une vedette du Lido, sa fille, la sublime Dany, fut championne de France de patinage. Bon sang ne saurait mentir. Et ici l’artiste a su saisir toute cette immense force tranquille…
Merci Sergio

Lot 223 - Vélo de Jacques Esclassan, Tour de France 1978

Ce vélo de sprinter a beau avoir été repeint et remonté à l’identique, c’est bel et bien celui avec lequel en 1978, sur le Tour de France, Jacques Esclassan gagne les étapes de Saint-Amand-les Eaux et Toulouse. Le sommet de la carrière de la « flèche de la Montagne Noire », même si un an plus tôt, c’est lui qui était maillot vert du Tour. Cette machine parfaitement racée serait la meilleure jamais utilisée par le champion ; de fait, sur les quatre étapes que le Castrais enlève sur le Tour, c’est avec elle, qu’il en empoche la moitié. De quoi donner des ailes à son acquéreur. Facture, et certificat du champion attestent de l’authenticité de ce bijou.
Merci Xavier Louy

Lot 1 - Dossard 18 du relais 4x100m, recordman du monde à Ostrava (1967)


Jocelyn Delecour s’en souvient mal, mais ce 22 juillet 1967, quand le relais 4x100m français qu’il composait avec Piquemal, Berger et Bambuck avait réussi 38’’9 à Ostrava dans le cadre de la Coupe d’Europe des Nations, ça avait fait du bruit. La France était en effet la première nation à franchir le mur des 39’’. Ce dossard commémore cette grande étape dans l’histoire du sport français. Une pièce d’autant plus considérable, que les dossards traversent mal le temps, et que le relais 4x100m est une composante majeure de la saga bleue-blanc-rouge censée être toujours individuelle. Celui-là a échappé au naufrage, et il est d’autant plus fabuleux, qu’il a été signé et daté à chaud par les quatre nouveaux co-recordmen du monde !!! Un exploit qui pour être oublié n’en figure pas moins sur les tablettes de l’histoire, et momentanément donc à La Ferté.
Merci cher Yves Montredon.

samedi 4 octobre 2008

Les photos de la Vente

Vous pouvez consulter l'album photo ici